
Du 10 février au 28 mai 2017 · Cette exposition mettait à l’honneur Jean-Claude Bertrand, pour sa première monographie au musée, révélant un travail du paysage entre figuration et abstraction, ainsi qu’Arpad Szenes, peintre non figuratif explorant l’étirement et la simplification du paysage. Deux démarches singulières qui interrogent la nature, la matière et la perception, aux frontières du réel et de l’abstraction.
Cette exposition marquait la première présentation monographique au musée d’un artiste conservé dans les collections : Jean-Claude Bertrand (1928-1987). Formé à l’École des arts décoratifs de Paris aux côtés de Jacques Petit, René Genis, Dominique Mayet et Guy Bardone, il développe une approche profondément personnelle du paysage. Ses dessins à l’encre de Chine, d’une grande intensité, captent avec énergie des fragments de nature, tandis que sa peinture, plus suggestive, explore les limites entre figuration et abstraction. Si son travail reste ancré dans l’observation du réel, son vocabulaire plastique évolue vers une recherche sur la matière, qui gagne progressivement en autonomie jusqu’à envahir la surface de la toile dans ses œuvres des années 1980. Cette exposition inaugurait un cycle dédié aux artistes de l’entourage de Guy Bardone.
Le parcours s’ouvrait également à l’œuvre d’Arpad Szenes (1897-1985), peintre non figuratif, dessinateur et graveur. Attaché au format horizontal, qui lui permet d’étirer et de condenser l’espace du paysage, il privilégie des compositions d’une grande sobriété. Par la gouache puis la tempera, il transpose le réel pour en restituer l’impression sensible plutôt que la description précise, conduisant le regard vers une abstraction poétique du paysage.

