Humain-animal, se reconnaître

L'exposition

Du 13 octobre au 30 avril 2023

En prolongement du dernier volet de la trilogie Anima’nimal initié par Saute frontière qui s'est déroulé du 13 au 16 octobre 2022, une exposition reprend le sous-titre d’Anima’nimal : Humain, animal – Se reconnaître et rassemble plus d’une trentaine d’œuvres d’art contemporain mêlées à un choix de représentations animalières issu de la collection du musée de l’Abbaye. Une exposition à ne pas manquer qui interroge notre rapport à la nature, aux animaux et qui s'adresse à tous.

Ce parcours réunit peinture, sculpture, photographie, dessin, lithographie, installations sonores et visuelles qui sont à découvrir du rez-de-chaussée au second étage du musée de l’Abbaye. Au fil des salles, l’exposition interroge notre rapport à la nature et aux animaux. Un dialogue se tisse entre la bête et l’homme : de l’animal sauvage totémique représenté au sein d’un Eden onirique où l’homme, l’animal et la nature fusionnent dans les représentations dessinées de Tom Tirabosco, aux sculptures d’animaux monochromes et épurées de Xavier Veilhan, en passant par le saisissement fulgurant du passage des faucons dans les images de Tina Merandon... une réflexion sur notre propre rapport à l’animalité se construit.

Parmi les artistes exposés, Françoise Pétrovitch et ses séries des hybrides en lavis d’encre ou ses représentations de petits oiseaux morts Dans mes mains pose la relation parfois cruelle de l’homme face aux animaux. Alors que le photographe Eric Poitevin magnifie le corps étendu d’un cerf tué à la chasse, comme une grande peinture d’histoire, Pierre-Philippe Freymond détourne les codes du trophée de la tête de l’animal glorifiant les prises du chasseur, en se jouant de la pratique de la taxidermie.

Le travail lié à la bande-dessinée ou aux illustrations d’albums jeunesse en passant par les podcasts sonores de Florian Roche-Bielle font également leur entrée dans l’exposition par l’écriture, le son et le dessin, domaine porté par la Maison de la poésie transjurassienne, avec notamment la présence de Mathilde Poncet dont les sujets de recherche intègrent les histoires des enfants en contact avec le monde sauvage, mais aussi la figure du lynx intrinsèquement liée aux rapports que nous entretenons avec l’écosystème et de manière plus large à l’écologie.

Cette exposition a été pensée en écho, en miroir, en rebonds... aux thématiques abordées lors du troisième volet d’Anima’nimal. Une autre manière de concevoir un propos d’exposition en convoquant des artistes dont les démarches parfois éloignées, se rejoignent autour du sujet de l’exposition.

Hybridation, chimère, dialogue avec les altérités, lisières d’expériences, des conditions de passages d’émotions et des façons d’être en contact avec l’environnement et le règne animal, sont autant de manières d’aborder notre propre relation au vivant.

 

Les œuvres exposées proviennent du Fonds Cantonal d’Art Contemporain de Genève (Georges Schwizgebel, Eric Poitevin, Pierre-Philippe Freymond, Fabian Marti, Aldo Walker), du Fonds Régional d’Art Contemporain de Franche-Comté (Jean-Luc Vilmouth, Xavier Veilhan, Vincent Corpet, Dominique Sosolic), de la Galerie Sémiose pour les œuvres de Françoise Pétrovitch, de la Galerie 127 pour Tina Merandon et des collections particulières des artistes pour Tom Tirabosco, Mathilde Poncet, Vincent Lecomte et Tina Merandon et Vincent Rochet-Bielle.

 

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